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La Martinique est riche au regard de ses voisins caribéens ,
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Comparée aux autres Etats de la Caraïbe, la Martinique est très développée. L'espérance de vie est élevée, le PIB par habitant, de 14 823 euros, trois fois supérieur à celui de Sainte-Lucie et quatre fois à celui de la Dominique, les deux îles voisines. Pourtant, replacés dans un contexte français, ces chiffres sont moins impressionnants : en 2000, le PIB par habitant en Martinique ne représente que 63,6% du niveau national .
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Mais son équilibre économique est dépendant de la métropole.
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Le système économique martiniquais présente de fortes particularités : déficit chronique de la balance commerciale, importance des soutiens financiers externes, spécialisation sectorielle faisant la part belle, non pas aux productions agricoles et agroalimentaires (9,3% de la valeur ajoutée marchande), mais à la distribution (25 %).
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1. 1. Un marché étroit, fortement pénétré
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Le marché local est de petite dimension avec 381 427 habitants recensés en 1999 par l'INSEE. Malgré la demande supplémentaire induite par le tourisme, l'île n'offre que de faibles débouchés aux producteurs locaux. Les entreprises locales sont souvent contraintes de financer des investissements correspondant à des capacités de production surdimensionnées. Cette situation favorise la prédominance des entreprises individuelles (près des deux tiers des entreprises n'emploient aucun salarié) et des petites entreprises (90 % des entreprises emploient moins de 10 salariés).
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Pour élargir le marché local, des mesures ont été prises favorisant l'émergence d'un marché « antillais»
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Cependant, certaines entreprises s'organisent sur les trois D.F.A. pour la production et la commercialisation, et réalisent ainsi des économies d'échelle en visant un marché qui approche le million de consommateurs. Pour favoriser l'émergence d'un marché commun entre ces départements, les notions d'importation et d'exportation entre la Martinique et la Guadeloupe ont été supprimées en ce qui concerne l'octroi de mer, la TVA et les formalités de circulation des produits soumis aux droits d'accises (loi du 17 juillet 1992). Les territoires de la Martinique et de la Guadeloupe forment un territoire douanier unique depuis le 1 er janvier 1995. Toutefois, si le principe de soumission à l'octroi de mer, aux droits de consommation (taxe sur les tabacs) ou à la taxe spéciale de consommation (taxe sur les carburants) est valable pour toutes les marchandises introduites en Martinique ou en Guadeloupe, les taux sont parfois différents pour un même produit. Ceci peut entraîner un détournement de destination au détriment du bon fonctionnement du marché unique antillais, notamment pour le tabac.
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Des échanges très tournés vers la métropole, des efforts à faire vers les Etats voisins
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Les échanges incluant la métropole et les autres DOM sont largement majoritaires et très déséquilibrés , avec 2 milliards d'euros d'expéditions pour 12,3 milliards d'arrivages en 2002.
En revanche l'évolution des échanges avec l'étranger est préoccupante à la fois par l'aggravation du déséquilibre et l'ampleur du déficit. Si les importations se sont légèrement tassées en 2002 à 500 millions d'euros (-11%), les exportations ont baissé de 19% à 26 millions d'euros, soit un déficit de 474 millions d'euros et un taux de couverture de 5%, seuil le plus bas jamais atteint.
Les principaux produits exportés sont la banane, le rhum, les bateaux et les produits de carrière, vers les Etats-Unis, l'Espagne, les Pays-Bas, le Canada et le Royaume-Uni, et, dans la Caraïbe, St Vincent et Aruba. Les principaux produits importés sont le pétrole en provenance du Venezuela et de Trinidad, les véhicules automobiles et les produits de consommation venus d'Allemagne, du Japon, d'Italie et de Corée. Bien que les chiffres restent négligeables, la réorientation géographique des échanges vers la Caraïbe semble se dessiner.
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2. 2. Un système économique marqué par des spécificités et par le soutien public
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Une structuration insuffisante
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Comme les secteurs sont presque exclusivement reliés à des systèmes d'exportation ou d'approvisionnement extérieurs, chacun d'eux fonctionne en « circuit fermé », indépendamment des autres secteurs. Ceci vient de la priorité historique donnée à l'exportation des productions agricoles et à l'implantation parallèle d'activités agro-alimentaires ou semi-industrielles, de production des biens de faible valeur ajoutée.
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Quelques prix administrés en raison des spécificités martiniquaises
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Des éléments d 'économie administrée subsistent. Les dispositions du Code de la Consommation relatives à la liberté des prix et de la consommation s'appliquent à la Martinique dans les mêmes conditions qu'en métropole. Cependant, le décret du 17 novembre 1988 a établi une liste de secteurs où les prix restent administrés par arrêté préfectoral, notamment les prix de détail des produits pétroliers et du gaz domestique (pour encadrer le monopole de la SARA) et les prix de gros du ciment produit ou importé et de la farine.
En décembre 2003, un décret a imposé une révision périodique des prix pétroliers, selon des critères plus nombreux et plus précis, afin d'accroître la transparence de ce processus vis-à-vis des usagers.
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Un emploi public très important
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36 500 personnes ont un emploi public -18 600 dans la fonction publique d'Etat, 12 000 dans la fonction publique territoriale et environ 6 000 dans la fonction publique hospitalière- ce qui représente près du quart de la population activé salariée occupée.
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Une importante fiscalité à destination des collectivités
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Le développement de la décentralisation justifie enfin le transfert d'importantes ressources fiscales aux collectivités locales. Ces transferts atteignent près de 317 millions d'euros en 2003 au titre de l'octroi de mer, du droit additionnel à l'octroi de mer (DAOM), de la taxe spéciale de consommation (taxe sur les carburants) et du droit de consommation sur les tabacs.
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Une solidarité sociale qui s'exerce au même titre que dans tous les départements
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La solidarité nationale s'exprime également par les transferts sociaux. En tenant compte à la fois de l'Etat et de la Sécurité sociale, les dépenses publiques nettes (c'est-à-dire soustraction faite des recettes perçues dans le département) se montent en Martinique à 1,4 milliards d'euros en 2001. Ces transferts publics nets pèsent environ un quart du PIB total martiniquais.
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Un soutien substantiel de la part de l'Union européenne dont il faut tirer l'efficacité maximale
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L'Union européenne apporte une contribution financière significative au développement de la Martinique. Pour la période 2000-2006, le Docup (document unique de programmation) prévoit environ 674 millions d'euros de fonds européens (sur un total de 1,43 milliards de crédits publics), dont les deux tiers au titre du FEDER. L'utilisation efficace de ces crédits suppose bien sûr une forte mobilisation des collectivités publiques, mais aussi une capacité accrue des acteurs martiniquais à porter leurs projets.
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2. 3. Une répartition sectorielle marquée par le développement des activités tertiaires
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Le secteur productif traditionnel (secteurs primaire et secondaire) contribue moins que le tertiaire au PIB de la Martinique .
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L'agriculture plus significative dans les exportations que dans la valeur ajoutée
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Contrairement à ce que laisserait penser leur place dans les exportations de la Martinique, l'agriculture et les industries agro-alimentaires ne représentent pas plus de 6 % de la valeur ajoutée totale de l'île et seulement 10 % de la valeur ajoutée marchande. L'agriculture seule (donc à l'exclusion des IAA) ne compte que pour 4,2% de la valeur ajoutée totale mais occupe 13% de la population active. La surface agricole utilisée (SAU) s'élève à environ 32 000 hectares, et constitue environ 30 % du territoire martiniquais. Un climat tropical humide confère à la Martinique un potentiel agricole important. Cependant les aléas climatiques de la zone affectent le développement des cultures. En outre, le prix élevé du foncier, la prédominance des petites exploitations, le coût de la main-d'uvre, des équipements et des matières premières augmentent les coûts de production. La proportion de jeunes agriculteurs qui échouent lors de leur installation est élevée, en dépit d'aides publiques considérables. La structuration en coopératives est encore embryonnaire dans la plupart des secteurs.
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Une place de choix à la banane et à la canne à sucre
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En valeur, la banane d'exportation représente 53,5% de la production agricole finale (végétale et animale) et est cultivée sur un tiers de la S.A.U. Les coûts de production de ce secteur sont bien supérieurs aux cours mondiaux et la probable réforme de l'organisation de marché risque de le fragiliser encore davantage malgré le mouvement actuel de concentration.
La canne à sucre demeure la deuxième activité agricole (un dixième de la S.A.U. et 8% des exportations) avec une contribution importante sur le plan social (1400 emplois directs et 2300 emplois indirects).
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La volonté de s'orienter vers la qualité
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La Martinique s'est engagée dans le développement d'une offre de qualité. Cette volonté est manifeste dans le secteur de la banane, où 80 % des expéditions sont classées dans la catégorie « extra » et dans celui du rhum, où la Martinique a su faire reconnaître que sa production était l'une des meilleures du monde et a obtenu une appellation d'origine contrôlée. Ces efforts sont à généraliser d'autant que la sécurité alimentaire est aujourd'hui au cur des préoccupations des consommateurs. En Martinique, la pollution occasionnée dans le nord par certains produits phytosanitaires a favorisé la prise de conscience de la nécessité de modifier les techniques agricoles.
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Un secteur industriel à développer
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L'industrie manufacturière au sens strict (c'est-à-dire en excluant les IAA, le BTP et l'énergie) ne représente que 5,5 % environ de la valeur ajoutée marchande de la Martinique et 3,4 % de la valeur ajoutée totale. L'énergie pèse le même poids. Le BTP représente environ 9,5 % de la valeur ajoutée marchande et 6 % de la valeur ajoutée totale. L'industrie (hors IAA) représente donc environ 13 % de la valeur ajoutée totale.
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Une filière agro-alimentaire importante pour l'emploi
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En tenant compte des IAA, ce pourcentage s'élève à 15 % environ. Cependant, les IAA, dont les productions sont, pour une large part, commercialisées à l'exportation (rhum), jouent un rôle important pour l'emploi (puisqu'elles occupent 54 % des effectifs du secteur industriel au sens large) et représentent 32 % du nombre des entreprises du secteur .
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Un actif sur 10 dans l'industrie
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Outre les IAA et l'énergie, les principaux secteurs industriels de l'île sont liés aux matériaux de construction, à l'ameublement et au travail des métaux. Le tissu industriel est dynamique -plus de la moitié des entreprises ayant moins de 20 ans- mais reste peu développé.
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Le tertiaire : 80 % de la valeur ajoutée
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L a valeur ajoutée de l'économie martiniquaise provient à 80 % d'activités tertiaires , qu'elles soient marchandes ou non marchandes (cette part est de 72 % dans l'économie métropolitaine).
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Une distribution très dynamique employant 30 % des salariés des secteurs marchands non agricoles
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La distribution constitue le secteur le plus important de l'économie . Le commerce pèse 20% de la valeur ajoutée marchande (11 % environ au niveau national). Cette importance relative s'explique par la vitalité de la consommation (alimentée notamment par les transferts publics) et par la place modeste du secteur productif. La distribution, avec environ 16 500 personnes, constitue le deuxième secteur en termes d'emplois (en équivalent temps plein, 30 % des salariés des secteurs marchands non agricoles) après les administrations étatiques et locales .
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Des défis à relever pour l'activité touristique
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Les rentrées touristiques directes dépassent la valeur des exportations totales de marchandises. L'activité des hôtels et restaurants représentent environ 7% de la valeur ajoutée marchande et 4 % de la valeur ajoutée totale. Mais la fréquentation touristique est en baisse (735 000 touristes en 2002 contre 928 000 en 2000) et le parc hôtelier vieillissant.
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Un accueil en amélioration, des progrès encore à accomplir, une diversification recherchée
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Dotée d'atouts majeurs (notamment des paysages contrastés et un potentiel en matière de tourisme vert), la Martinique souffre néanmoins de plusieurs handicaps : une formation encore insuffisante, malgré des améliorations récentes et une certaine réticence, liée au traumatisme laissé par l'histoire, à assumer des métiers au service direct du public. L'île pâtit en outre du mauvais souvenir laissé par plusieurs conflits sociaux.
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Par ailleurs, la demande touristique est insuffisamment diversifiée , les métropolitains représentant les trois quarts de la clientèle hôtelière. Les visiteurs en provenance de la Caraïbe occupent pourtant certes une place croissante. Le nombre de touristes américains et canadiens décroît depuis la fin des années 1980 en raison notamment de l'insuffisance des dessertes aériennes directes avec le continent américain. Le tourisme est aussi marqué par une forte saisonnalité . La saison haute se situe en janvier, février et mars. Malgré les vacances scolaires, la saison estivale (juillet et août) est moins bonne. Sans doute des conditions climatiques alors favorables en Europe diminuent-elles l'incitation à entreprendre un voyage de 7000 kilomètres. En outre, le deuxième semestre correspond en Martinique à la période cyclonique. Enfin, la Martinique subit la concurrence de plusieurs îles de la Caraïbe et les prix des tarifs aériens haute saison demeurent prohibitifs.
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Dans les prochaines années, les défis du secteur touristique consisteront à opérer une diversification dans l'origine géographique de la clientèle mais aussi à diversifier l'offre : les atouts du nord de l'île, notamment de l'intérieur des terres, devraient pouvoir être mis en valeur pour développer un « tourisme vert », complémentaire du tourisme balnéaire.
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Le tourisme et les transferts publics financent le déséquilibre commercial
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Au total, le déséquilibre structurel de la balance commerciale, lié à l'importance relative de la consommation (dans les derniers comptes annuels connus, elle dépassait la valeur du PIB martiniquais), qui se traduit par la prédominance de la distribution dans la valeur ajoutée, est compensé par les recettes touristiques et les soutiens financiers publics extérieurs.
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Un développement dans l'immatériel qui permettrait de contourner les contraintes de l'insularité
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76 % des ménages possèdent un téléphone mobile , taux supérieur à la moyenne nationale (62 %).
Le terrain pour le développement des nouvelles technologies de l'information et de la communication (NTIC) est favorable, dans la mesure où les particuliers, par souci de compenser l'insularité, se distinguent par un degré élevé de connexion à l'Internet. Avec un taux d'équipement en micro-ordinateurs de 47 %, les ménages martiniquais sont plus équipés que la moyenne nationale (42 %, source CSA) et ce taux a progressé de 11 % par rapport à 2000. 27 % des foyers possèdent une connexion internet (11 points de plus qu'en 2000). En revanche, seuls 13 % des foyers connectés disposent d'un accès ADSL soit un pourcentage deux fois moins élevé qu'en métropole. Trois explications peuvent être avancées : le prix élevé de l'abonnement, la couverture insuffisante du territoire et un service ressenti comme étant de mauvaise qualité.
Les entreprises sont désormais presque toutes équipées d'au moins un micro-ordinateur. 74% d'entre elles ont accès à internet, ce taux étant plus élevé dans les entreprises de services et dans les grandes entreprises. Les usages principaux sont la messagerie et la recherche d'informations, loin devant les relations clients fournisseurs qui restent à développer.
Plus d'une PME sur deux estime que la tarification est trop élevée, que ce soit dans le domaine de la téléphonie fixe et mobile ou encore de l'accès à Internet. Les équipements à haut débit, encore rares, sont jugés nécessaires pour obtenir les gains de productivité attendus.
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